La consommation de tabac chez les étudiants

INTRODUCTION

Le choix du sujet

Dans le cadre d’une étude sociologique, nous nous sommes intéressés au sujet de l’infidélité en France. L’ infidélité est un sujet qui a été abordé et étudié par de nombreux chercheurs, nous souhaitons y porter notre attention à travers un questionnaire. C’est un sujet délicat au sein du couple, mais qui est intéressant surtout à l’aire du développement croissant des nouvelles technologies que sont les TIC, les sites de rencontres (Tinder, Meetic…) ou encore les réseaux sociaux. Cela représente une avancée majeure dans la communication entre les individus, ce qui transforme la vision et les possibilités d’infidélité. Les infidélités n’ont pas pour autant augmenté, cependant, elles se concentrent majoritairement à travers des écrans interposés, et se déclinent sous de multiples formes nouvelles.

attention à travers un questionnaire. C’est un sujet délicat au sein du couple, mais qui est intéressant surtout à l’aire du développement croissant des nouvelles technologies que sont les TIC, les sites de rencontres (Tinder, Meetic…) ou encore les réseaux sociaux. Cela représente une avancée majeure dans la communication entre les individus, ce qui transforme la vision et les possibilités d’infidélité. Les infidélités n’ont pas pour autant augmenté, cependant, elles se concentrent majoritairement à travers des écrans interposés, et se déclinent sous de multiples formes nouvelles

Problematique et hypothèses initiales

La problematique est : " un mode de vie stressant est-il un facteur de consommation de tabac chez les étudiant ?" Nos hypothèses : Première hypothèse: Le tabagisme étudiant est influencé par la socialisation et l’influence des pairs. (Howard Becker) Pour valider ou rejeter cette hypothèse, nous allons nous pencher et repérer si il y’a un lien de corrélation entre d’une part, la fréquence, l’intensité de la consommation du tabac et d’autre part, l’environnement, l’entourage et les normes sociales. Seconde hypothèse: les étudiants qui se sentent le plus stressés fument davantage que les autres. Pour valider ou rejeter cette hypothèse, nous allons nous pencher et repérer si il y’a un lien de corrélation entre d’une part, la fréquence, l’intensité de la consommation du tabac et d’autre part, la fréquence d’apparition du stress Troisième hypothèse : les étudiants qui se sentent le plus fatigué, fume davantage que les autres. Pour valider ou rejeter cette hypothèse, nous allons nous pencher et repérer si il y’a un lien de corrélation entre d’une part la fréquence, l’intensité de la consommation du tabac et d’autre part la fréquence d’apparition de la fatigue Quatrième hypothèse: le manque de sommeil et la fatigue augmente la consommation de tabac chez les étudiants. Pour valider ou rejeter cette hypothèse, nous allons nous pencher et repérer si il y’a un lien de corrélation entre d’une part la fréquence, l’intensité, de la consommation du tabac et d’autre part la fréquence d’apparition de la fatigue, et les facteurs qui l’influencent Cinquième hypothèse: les politiques de prévention influencent la consommation des étudiants. Pour valider ou rejeter cette hypothèse, nous allons nous pencher et repérer si il y’a un lien de corrélation entre d’une part, la trajectoire de l’individu en matière de tabagisme (notamment la question « Si vous fumez, avez-vous déjà envisagé d’arrêter ? ») et d’autre part, l’impact des campagnes de prévention

LA POPULATION

Notre echantillon

Pour notre enquête sur la consommation de tabac des étudiants, nous avons choisi comme échantillon les étudiants de France. Ce groupe nous permet d’analyser les habitudes et comportements liés au tabagisme au sein de la population étudiante française. Ainsi, nos résultats refléteront les tendances spécifiques à cette catégorie de la population.

Présentation graphique

illustration du paragraphe précedent
Âge Nombre de participants
121
185
193
209
217
226
232
241
254
401

plan

LA CONSOMMATION DE TABAC DE NOTRE ECHANTILLON

Présentation générale

L’enquête réalisée auprès des étudiants a permis d’observer plusieurs tendances marquantes concernant la consommation de tabac. Il ressort que le tabagisme est une pratique relativement répandue au sein de cette population, bien que les habitudes varient d’un individu à l’autre. Certains étudiants fument régulièrement, intégrant la cigarette dans leur quotidien, tandis que d’autres adoptent une consommation plus occasionnelle, souvent en lien avec des événements sociaux comme les soirées étudiantes. Par ailleurs, un certain nombre d’étudiants déclarent avoir expérimenté la cigarette sans pour autant avoir poursuivi cette pratique, ce qui montre que l’entrée dans le tabagisme n’est pas systématiquement suivie d’une dépendance. L’âge auquel les étudiants commencent à fumer semble jouer un rôle important dans leur trajectoire de consommation. Beaucoup indiquent avoir été initiés au tabac durant leurs années de lycée, une période où l’influence des pairs est particulièrement forte. D’autres, en revanche, expliquent qu’ils ont commencé à fumer à l’université, souvent sous l’effet du stress des études ou de la pression sociale. La plupart des fumeurs reconnaissent que leur consommation est ancrée dans des habitudes quotidiennes ou circonstancielles, comme les pauses entre les cours, les moments de détente après une journée éprouvante ou encore les périodes d’examen, qui sont souvent sources d’anxiété. Enfin, un aspect notable de l’enquête est la perception que les étudiants ont de leur propre consommation. Beaucoup expriment le souhait de réduire ou d’arrêter de fumer, mais rencontrent des difficultés à le faire. Certains ont déjà tenté un sevrage, avec plus ou moins de succès, tandis que d’autres admettent ne pas envisager d’arrêt immédiat, considérant la cigarette comme un moyen de gestion du stress et de la fatigue.

LE MODE DE VIE STRESSANT DES ETUDIANTS

Présentation générale

L’enquête réalisée met en évidence un niveau de stress particulièrement élevé chez les étudiants, influencé par plusieurs facteurs interdépendants. Tout d’abord, la pression académique constitue une source majeure de tension : la charge de travail importante, les échéances rapprochées et la peur de l’échec poussent de nombreux étudiants à ressentir une anxiété constante. Plusieurs répondants expliquent que le rythme des études leur impose de longues heures de révision et de travail personnel, parfois au détriment de leur bien-être. Par ailleurs, la précarité financière accentue ce stress pour ceux qui doivent concilier études et emploi afin de subvenir à leurs besoins. Certains rapportent travailler de nombreuses heures en parallèle de leurs cours, ce qui les empêche de se reposer suffisamment et renforce leur sentiment d’épuisement.

Le manque de sommeil est également un facteur clé dans l’état de stress des étudiants. Beaucoup reconnaissent dormir moins que ce qui serait nécessaire pour récupérer pleinement, en raison des exigences scolaires, des responsabilités professionnelles ou encore de leur vie sociale. Ce déficit de repos a un impact direct sur leur concentration, leur motivation et leur gestion émotionnelle. Enfin, l’isolement et la pression sociale jouent également un rôle : certains étudiants éprouvent des difficultés à s’intégrer ou ressentent une forte compétition avec leurs pairs, ce qui alimente leur anxiété. Face à ces tensions cumulées, plusieurs répondants admettent rechercher des moyens de relâcher la pression, que ce soit par des pratiques de détente, des sorties festives ou encore la consommation de tabac, perçue par certains comme un moyen rapide et accessible de gérer leur stress.

Et nos hypothèses ?

La première hypothèse selon laquelle le tabagisme étudiant est influencé par la socialisation et l’influence des pairs est validée. Les résultats montrent que la majorité des étudiants fumeurs évoluent dans un environnement où la cigarette est présente et souvent normalisée. La consommation de tabac est perçue comme un moyen d’intégration sociale, notamment lors des pauses entre les cours ou lors des soirées. Beaucoup de répondants indiquent avoir commencé à fumer sous l’influence de leur entourage, soit par mimétisme, soit pour mieux s’intégrer à un groupe. Cette dynamique sociale joue un rôle clé dans le maintien du tabagisme, renforçant l’idée que la cigarette est avant tout un vecteur de sociabilité.

La deuxième hypothèse, qui suggère que les étudiants les plus stressés ont tendance à fumer davantage, est également validée. Le stress lié aux études, aux examens et aux responsabilités financières pousse de nombreux étudiants à adopter le tabac comme un moyen de gestion de l’anxiété. Pour certains, la cigarette est perçue comme une pause nécessaire dans un quotidien rythmé par la pression académique. Plusieurs étudiants témoignent d’une augmentation de leur consommation en période de forte charge de travail, ce qui démontre une corrélation claire entre le stress et le tabagisme.

En ce qui concerne la troisième hypothèse, selon laquelle les étudiants les plus fatigués fument davantage, les résultats sont plus nuancés. Il est vrai que certains étudiants déclarent fumer pour lutter contre la fatigue, la nicotine leur permettant de se sentir plus éveillés et concentrés. Cependant, d’autres privilégient des alternatives comme le café ou les boissons énergisantes. Ainsi, si la fatigue peut jouer un rôle dans la consommation de tabac, elle n’est pas un facteur déterminant pour l’ensemble des fumeurs. Cette hypothèse est donc partiellement validée.

De manière similaire, la quatrième hypothèse affirmant que le manque de sommeil et la fatigue augmentent la consommation de tabac est également partiellement validée. L’enquête révèle que les étudiants qui dorment peu ont tendance à fumer davantage, en particulier lorsqu’ils cumulent manque de sommeil et stress. Cependant, il apparaît que la cigarette n’est pas systématiquement utilisée comme un moyen de compensation. Certains étudiants, bien que fatigués, ne fument pas ou adoptent d’autres stratégies pour gérer leur état physique.

Enfin, la cinquième hypothèse selon laquelle les politiques de prévention influencent la consommation des étudiants est infirmée. Si la plupart des étudiants sont conscients des dangers du tabac, les campagnes de sensibilisation n’ont que peu d’impact sur leur consommation. Beaucoup estiment que ces messages sont généraux, répétitifs et éloignés de leur réalité quotidienne. La connaissance des risques ne suffit donc pas à inciter les étudiants à arrêter de fumer, et ce sont plutôt des éléments comme l’influence sociale et le stress qui pèsent le plus dans leur comportement tabagique.

LE CROISEMENT DE NOS DONNEES

L’analyse des réponses recueillies permet d’établir plusieurs liens entre le tabagisme et différents facteurs du mode de vie étudiant. L’influence du groupe social apparaît comme un élément déterminant dans l’entrée et le maintien dans le tabagisme. Les étudiants qui évoluent dans un environnement où la majorité de leurs amis fument ont plus de chances d’adopter eux-mêmes cette pratique. La cigarette est alors perçue comme un vecteur de sociabilité, un élément qui favorise l’intégration dans un groupe et qui participe aux interactions sociales, notamment lors des pauses et des sorties. Cette dynamique renforce l’idée selon laquelle la socialisation joue un rôle clé dans la consommation de tabac.

Le stress, autre facteur essentiel, semble fortement corrélé au tabagisme. De nombreux étudiants déclarent ressentir une pression constante liée à leurs études, aux exigences académiques et parfois à leur situation financière. La cigarette devient alors un moyen de relâcher cette tension, une sorte d’échappatoire permettant de mieux gérer l’anxiété. Certains expliquent qu’ils fument davantage en période d’examens ou lorsqu’ils doivent rendre des travaux importants, ce qui suggère que leur consommation est directement influencée par leur niveau de stress.

Un autre élément récurrent dans les réponses obtenues est la fatigue. Beaucoup d’étudiants disent manquer de sommeil en raison de la charge de travail universitaire, des obligations professionnelles pour ceux qui cumulent études et emploi, ou encore des sorties nocturnes. Dans ce contexte, la cigarette est souvent utilisée comme un stimulant pour lutter contre la somnolence et maintenir une certaine énergie tout au long de la journée. Il apparaît que ceux qui dorment le moins sont également ceux qui ont la consommation de tabac la plus élevée, ce qui tend à confirmer l’hypothèse selon laquelle la fatigue favorise le recours au tabac.

Enfin, l’efficacité des politiques de prévention fait débat parmi les étudiants interrogés. Si certains reconnaissent avoir été influencés par les campagnes de sensibilisation, une majorité estime qu’elles n’ont eu aucun impact sur leur consommation. Plusieurs affirment que ces messages sont trop généraux ou déconnectés de leur réalité quotidienne. D’autres soulignent qu’ils sont bien conscients des dangers du tabac, mais que cette connaissance ne suffit pas à les inciter à arrêter.

CONCLUSION

L’enquête met en lumière plusieurs déterminants du tabagisme chez les étudiants. L’influence sociale apparaît comme un facteur majeur, puisque la consommation de tabac est souvent encouragée par le groupe et associée à des moments de convivialité. Le stress et la fatigue, deux composantes fréquentes du mode de vie étudiant, contribuent également à l’augmentation de la consommation, la cigarette étant perçue comme un moyen de gestion des tensions et d’amélioration de l’endurance face aux exigences du quotidien. Enfin, les campagnes de prévention semblent avoir une portée limitée sur cette tranche d’âge, ce qui interroge sur la nécessité d’adapter les messages et les stratégies d’accompagnement pour mieux répondre aux réalités des étudiants. Ces résultats suggèrent qu’une approche plus ciblée, prenant en compte à la fois les dimensions sociales et psychologiques du tabagisme, pourrait être plus efficace pour réduire la consommation de tabac au sein des populations étudiantes.

BIBLIOGRAPHIE