Introduction
Emmanuel Peraud a dit : "La lecture est la respiration de l'âme". De ce fait respire-t-on au même rythme selon le type de lecture et la classe sociale ? Nous sommes tous les deux lecteurs, pas que de sociologie, et l'idée d'une étude des pratiques de lecture est née d'une simple curiosité. Qu'est-ce que les gens lisent ? Sommes-nous tous et toutes semblable, et à contrario quel serait le fruit d'une différenciation des pratiques de lecture ? Le questionnaire se construit donc en deux parties : Les pratiques de lectures et le talon sociologique dans le but de comparer les deux pour une analyse sociologique. La définition de la lecture par le Larousse est : Action de lire, de déchiffrer toute espèce de notation, de prendre connaissance d'un texte. Cela dit nous avons fait le choix de nous concentrer sur le type de lecture préféré en termes de goût subjectif et non pas le type de lecture le plus consommé pour x raison pour éviter le potentiel biais de la lecture uniquement pour le travail, ou encore celle des panneaux de signalisation. Les pratiques de lecture sont donc les manières habituelle d'agir en ce qui concerne la lecture. Le talon sociologique nous permettra d'avoir les informations socio-démographiques nécessaire à l'identification de la classe sociale des individus. La classe sociale selon Pierre Bourdieu, est un groupe mobilisé par et pour la défense de ses intérêts et ne peut parvenir à l'existence sociale qu'au terme d'un travail collectif de construction inséparablement théorique et pratique.. Notre problématique est la suivante : Les pratiques de lecture sont-elles le résultats d’affinité personnelle ou dépendent-ells de caractéristique socio-démographiques ? Pour les hypothèses nous pensons que les romance sont plus lut par les femmes, les romans policier et livre historique (surtout sur la guerre) sont plus lu par les gens de classe populaire/moyenne basse. Les gens à la retraites ont plus de temps pour lire donc lise plus. Les liseuses sont plus utilisées par les gens de classe moyenne supérieur/supérieur. Les 20 à 35 ans lisent plus sur les écrans. En ce qui concerne l'état de l'art nous avons trouvé que les études sociologique sur les pratiques de lecture sont communes et ont toutes pour but de mettre en valeur quelque chose de différent. Nous nous somme par exemple basé sur l'article "Des plaisirs indus. Pratiques populaires de l'écriture et de la lecture" datant du 20 ème siècle par Anne-Marie Thiesse qui utilise des raisonnements sociologique pour aller vers une pensée politique. Plus contemporain nous nous somme aussi basé sur un article publié dans la revue Sociologie: "Lire est-il rentable scolairement ? Lectures traditionnelles, lectures numériques et réussite scolaire." écrit par Agnès Grimault-Leprince et Laurent Mell en 2022 qui traîte de la corrélation ou non entre la lecture et la réussite à l'école. Les études en matière de lecture remonte donc jusqu'à au moins un siècle et celles-ci nous ont été d'une grande aide pour écrire notre compte-rendue. Pour répondre à notre problématique, nous reviendrons dans une première partie sur les différence en terme de genre, qui ont été les plus probante dans nos résultats puis dans une deuxième partie, sur les frappantes similaritées entre pléthore de résultats.
I La lecture et le genre
Tout d'abord, notre enquête a récolté 80% de réponses de la part de femmes. Ce qui nous a paru un biais massif n'en est en fait pas un. Dans cette première partie nous nous intéresserons à comment les rapport de genre ont une grande influence, non seulement sur les pratiques de lecture mais aussi sur le fait de lire ou non.
Cette différence de genre frappante nous a paru plus clair grâce au texte "Le genre de la "distinction": la construction réciproque du genre, de la classe et de la légitimité littéraire dans les pratiques collectives de lecture" de Viviane Albenga qui traite des pratiques dans les cercles de lecture dans lequel on y lit:
"La mise à distance du quotidien est collectivement mise en pratique dans les marches-lectures du cercle P, qui alternent randonnées et lectures choisies pour leur relation avec un lieu (...) Le dépaysement par la lecture peut être physique, linguistique ou imaginaire, selon le capital littéraire et économique, mais aussi selon les contraintes liés à l’appartenance de genre qui peuvent restreindre des déplacements souhaités, comme la maternité pour certaines enquêtées."
On trouve donc que l'une des raisons pour lesquelles la lecture est quelque chose de largement plus féminin est qu'elle représenterait un moyen idéal pour sortir momentanément d'un cadre de vie qui peut se révéler oppressif ou ennuyant pour la plupart des femmes. Les livres, en apparence inoffensifs, seraient donc d'échappatoir idéal non seulement dans les sociétés traditionnelles mais aussi dans les sociétés modernes dans lesquelles il peut parfois y avoir des situations similaires en termes d'injustice de genre.
Dans notre enquête le type de lecture le plus choisi à 50% avec en dessous les BD/Roman Graphique/Manga à 27% est le Roman/Nouvelle. Et pour aller plus loin sur la question du genre, on va s'intéresser au genre de Roman/Nouvelle le plus choisi dans notre enquête selon le genre des individus. Il apparaît tout de suite de nettes différences.
La romance est largement plus choisie chez les femmes avec une différence de 15 points de pourcentage. Les hommes eux sont majoritaires pour ce qui est de l'historique/réaliste avec une différence de 6 points de pourcentage, de la Fantaisie/Fantastique/Science-fiction avec une différence de 7 points de pourcentage et enfin de l'Aventure/Action avec une différence de 5 points de pourcentage. Comme on le lit dans le texte d'Anne Marie Thiesse: "Des plaisirs indus. Pratiques populaire de l'écriture et de la lecture":
"Le roman sentimental, qui traite d'amour et de drames familiaux, est perçu comme une lecture féminine. (...) Les collections de romans populaires distinguent souvent très vite, d'ailleurs, des séries masculines et des séries féminines, les intitulés génériques ("Romans d'exploration et militaires" vs. "Romans d'amour”) étant parfois redoublés par un symbolisme des couleurs : bleu pour les séries masculines, rouge pour les féminines." (p60)
Bien que l'étude d'Anne-Marie Thiesse traite du 20ème siècle, on voit bien que les choses n'ont pas tant changé aujourd'hui. Il semblerait que les lectures ne soient pas sans rapport avec ce que Gayle Rubbin appelle la "division des sexes socialement imposée" qui est le fait qu'avec notre sexe de naissance viennent automatiquement un genre et toutes les caractéristiques et contraintes qui vont avec. De plus certains livres sont non seulement révelateurs mais aussi vecteurs de la société ou le sexe représente en lui-même une classe en constant rapport de force selon la théorie de Colette Guillaumin ou la lutte entre les genre en définit les frontière et ou les hommes prennent largement plus de place que les femmes.
II des pratiques communes
Lorsque l’on parle de pratiques de lecture, la première chose à laquelle nous pouvons penser est le lieu, la fréquence et le moment. Ce qui est étonnant c'est que les résultats de notre questionnaire montre des données qui sont assez similaire, nous constatons une large majorité de personnes qui lisent chez eux (86,47%), soit pendant leur temps libre (39,32%) soit avant de dormir (35,93%), et cela quotidiennement (43,38%). Mais il n’y a pas que ces données qui semblent similaires, nous avons donc préféré développer d’autres similarités dans cette partie.
A) 1er rapport à la lecture
Nous pourrions imaginer que la majorité des enquêter ont eu leur premier rapport à la lecture à l’école, pourtant ce n’est pas le cas.
Ce graphique a comme variable indépendante le cadre du premier rapport à la lecture, et comme variable dépendante le ressenti de ce premier rapport. Les réponses de nos enquêter démontrent que le premier rapport se fait à 70% dans un cadre familial. De plus, ce rapport se serait très bien passé à 73,47% et bien passé à 19,18%, contre très mauvais à 0,14%. Le pourcentage de très mauvais premier rapport est le plus élevé dans le cadre scolaire avec 7,69%.
Au total, 22% des enquêtés ont eu leur premier rapport à la lecture à l’école. La majorité des enquêter ayant ce premier rapport sont 37,66% a avoir eu un très bon ressenti, 28,70% ressentent que ce rapport n’était ni bon ni mauvais, et 11,69% mauvais. On peut donc dire que dans le cadre scolaire 50,65% (= 37,66 + 12,99) ont eu un rapport positif à la lecture, contre 19,48% (= 7,79 +11,69) qui ont eu un rapport négatif à la lecture. On obtient donc une différence de 31,17 point de % pour l’école entre avoir eu un rapport positif ou négatif, et 91,83 point de % dans un cadre familial.
D’après Pauline Tarpin (Lecteurs, livres et lecture en France : étude sur l’évolution des pratiques, de l’offre et de leurs implications au niveau sociétal), la lecture dans le cadre scolaire se fait dans un but précis, selon le ministère de l’Education nationale « savoir lire, écrire, parler est la première priorité de l’école parce que ces compétences conditionnent l’accès à tous les domaines du savoir » (p.44). Puisqu’en effet dans notre monde moderne ne pas savoir lire est un vrai handicap que ce soit pour remplir des papiers administratifs, pour lire une notice, travailler, ou tout simplement lire pour soi. À l’école on va alors donner des lectures obligatoires, qui ne correspondent pas forcément aux goûts des élèves et qui vont par la suite être utilisés pour faire des exercices ou des évaluations. Le problème c’est que tous les élèves n’ont pas le même niveau et les mêmes difficultés, ainsi pour certains lire un livre de 50 pages peut être long et est vu comme une corvée, alors que d’autre voit dans cette obligation un véritable défi à surmonter. Certains ont un handicap comme la dyslexie et d’autres ont dû mal à lire. Par exemple « En 1989, 30 % des élèves qui entrent en sixième ont déjà un ou deux ans de retard, cette proportion atteint près de 50 % des enfants d'ouvriers non qualifiés et 40 % des enfants d'ouvriers qualifiés pour 9 % de cadres et membres des professions intellectuelles supérieures (Cacouault, Œuvrard,1995) »p.57 socio lecture Les élèves vont donc voir cet exercice comme quelque chose d’obligatoire, où ils ne prendront pas plaisir à lire. On constate alors une différenciation entre « la lecture scolaire et la lecture pour le plaisir » (p.45).
Cette vision qui différencie deux types de lecture signifie, pour certains, que lorsque la lecture n’est plus obligatoire ils ne lisent plus, alors que d'autres vont lire pour le plaisir. Cette différence peut être expliquée par la théorie de Boudieu sur le capital culturel. C’est-à-dire que l’individu n’acquiert pas tous ses savoirs et connaissances à l’école, mais aussi via son groupe de pairs, son entourage ainsi que dans son environnement familial. Ce capital culturel est intégré à l’individu par le processus de socialisation. Par exemple, si un enfant voit ses parents lirent, il va par mimétisme vouloir lire aussi. De « nombreux (…) chercheurs (…) ont insisté sur le fait que se trouver en présence de livres et de gens qui lisent depuis son enfance aide grandement à donner ce « goût de lire » » (p.45).
La variable indépendante est donc si les parents lisaient dans l’enfance des enquêter, et la variable dépendante est le ressenti de leur premier rapport. Parmi nos enquêter 238 sur 355, disent que leur parents lisaient lorsqu’ils étaient enfants. Parmi ces personnes 69,83% ont eu un très bon premier rapport à la lecture, et 1,72% disent en avoir eu un mauvais. Si nous comparons aux personnes qui n'avaient pas leur parents lecteurs, ils sont 55,17% à avoir eu un très bon rapport et et 2,3% a en avoir eu un mauvais. Certes ces différences ne sont pas significatives, mais elles sont plus grandes en ce qui concerne un rapport ni bon ni mauvais, avec 6% pour des parents lecteurs et 18% pour des parents non lecteurs.
Lorsque les parents sont lecteurs, à 83% le premier rapport à la lecture se passe dans un cadre familial, contre 40% pour des parents non lecteurs. Pour le cas de l’école, les personnes ayant eu le premier rapport à la lecture à l’école sont 12% avec des parents lecteurs, et de 41% pour des parents non lecteurs. On voit bien ici qu’avoir des parents lecteurs influence un bon premier rapport à la lecture, majoritairement dans un cadre familial. Pour les personnes qui ne savent pas si leurs parents lisaient, 51% ont eu leur premier rapport à la lecture dans un cadre familial, contre 41% à l’école.
Dans le livre Sociologie de la lecture (Chantal Horellou-Lafarge et Monique Segré), on nous apprend que « C'est au sein de la famille, que s'effectue au XXème siècle le préapprentissage de la lecture, dans le milieu familial, que l’enfant s’habitue progressivement à l'écrit, que le livre prend peu à peu naturellement place dans son univers quotidien, grâce aux histoires, aux contes qui lui sont racontés ou lus dès son plus jeune âge par ses parents (…) » (p.55). Par la suite, la lecture et l’écriture deviendront des pratiques coutumières grâce à l'habitude et à l’intégration des textes dans la vie de l’enfant.
B) le type de lecture le moins apprécié
Bien que certaines personnes prennent goût à la lecture, cela ne veut pas dire que tout le monde lis les mêmes types ou genres de livres. Et à l’inverse tout le monde n’aime pas les mêmes types ou genres de livres. Dans notre enquête nous relevons néanmoins une forte dominance pour la préférence des romans et nouvelles : 50% lisent des romans et/ou nouvelles, le deuxième type de livre le plus lu sont les BD, romans graphique, mangas et webtoons avec 27,40%. Cependant, on pourrait s’attendre à ce que le type de livre le moins aimé soit plus éparse, ce qui n’est absolument pas le cas. Le type de livre le moins aimé étant les écrits religieux à 60%, le deuxième étant les poésies, essais, et théâtres à 14,86%. Mais pour quelles raisons ?
La variable indépendante est le type le moins aimé, et la variable dépendante est la ou les raisons pour lesquelles les enquêtés aime moins ses types de livres. On constate tout d’abord que pour tous les types les moins aimés, à plus de 40% ce sont pour des raisons de goûts personnels ; sauf pour les romans et nouvelles qui sont à 26%. Cependant, il faut préciser que les personnes ayant choisi les romans et/ou nouvelles sont 3.
On remarque également que la raison “contre mes convictions” concerne en majorité (11%) les écrits religieux. Une explication est que, d’après Tocqueville, la société moderne se traduit par un rejet de la société traditionnelle et du dogme religieux inhérents à celle-ci. Bien que la religion n’ait pas totalement disparu de notre société moderne, on voit clairement qu’il y a en effet un rejet de la religion de la part des gens qui continuent de lire tandis que la lecture est en baisse dans notre société. Quant à la raison de l'ennui, elle est la plus élevée pour les poésies, essais et théâtres (48%) et les journaux, revues et magazines (42%).
D’après Bourdieu dans La Distinction, nos goûts personnels seraient influencés par notre milieu social. En effet, nous naissons dans un milieu social avec des normes et valeurs que nous intégrons lors de notre socialisation. Il va alors appeler habitus les manières d’agir, de pensée, de bouger, … que l’on a acquis en grandissant dans ce milieu. Ainsi nos goûts ne sont pas naturels mais construits socialement.
C) le type de dispositif par rapport à l'âge
En ce qui concerne notre hypothèse sur le fait que les jeunes lisent plus sur les écrans que les autres classes d’âge, nous constatons que cette hypothèse est avérée.
La variable indépendante est donc l’âge (plus précisément la classe d’âge), et la variable dépendante est le type de dispositifs utilisé pour lire. Les classes d’âge ont été choisies de manière est ce qu’elles soient équilibrées, pertinentes et utilisables pour la façon dont nous allions exploiter ces données. On constate que peu importe l’âge, les individus préfèrent lire sur papier. En deuxième choix, on constate une différence entre les 26-40 ans et les 12-25 ans, les premiers préfèrent les liseuses à 16,5% et les deuxième préfèrent les écrans à 16,4%. Tandis que les 41 ans et plus n’utilisent les liseuses qu’à 11%, et les écrans à 9%.
D’après Guittet, la majorité de la population préfère lire sur papier que sur numérique. En 2019, « en moyenne 68 % des lecteur·rice·s lisent exclusivement au format papier contre 1 % exclusivement au format numérique » (paragraphe 3). Pourtant la liseuse a des avantages que même les personnes qui lisent en format papier concèdent : la légèreté de la liseuse, le stockage des livres chez soi qui n’est plus un souci, le volume réduit et le grand nombre de livres que l’on peut avoir lors de déplacement … De plus, certaines contraintes d’acheter les livres en magasins sont supprimées comme les horaires, le déplacement, la difficulté à trouver les livres souhaités, … En dehors de ses avantages pratiques et de ses contraintes physiques, beaucoup de lecteurs continuent à vouloir lire sur papier. Dans son article, Guittet évoque que le livre est considéré comme un « objet donnant lieu à une expérience spécifique » (paragraphe 18). C’est-à-dire que les 5 sens sont évoquées pour expliquer cette expérience : la vue pour décrypter le texte et regarder la couverture, l’odorat pour sentir le livre (par exemple les vieux livres sentent différemment que les livres récemment imprimer), l’ouïe pour entendre le bruit des pages lorsque l’on les tourne, et le toucher des pages (certaines sont plus fines, d’autre plus plastifier, …). Ainsi Guittet conclu que, malgré les avantages de la liseuse, elle peine à se développer, elle identifie « comme facteur explicatif à ce décalage un attachement matériel au livre, se jouant dans l’expérience sensorielle de lecture sur papier ainsi que dans le besoin déclaré de posséder et d’exposer les livres au sein de l’espace domestique. » (paragraphe 56).
Pour les dispositifs autre, il s’agit en réalité de personnes lisant sur papier et sur liseuse. Notre questionnaire a été conçu pour que les enquêter ne choisissent qu’une seule réponse, toute fois la modalité de réponse autre n’avait pas été réfléchie comme échappatoire à ce choix, pourtant des enquêter ont vu notre faille. D’un autre côté, il est intéressant de savoir que des personnes alternent entre ces dispositifs. Nous pouvons faire un parallèle éloigner avec certains fumeurs qui vont s’arrêter plusieurs mois puis reprendre leur consommation, dans un principe d’intermittence. Même si ici on ne sait pas comment l’intermittence se fait : est-ce que la liseuse s’utilise seulement le soir, pendant les vacances, … Quant aux livres audio ils ont été très peu choisis, ils concernent 2% des 12-25 ans et 4% des 26-40 ans. On aurait pu s’imaginer que les personnes de plus de 41 ans l’utilisent plus à cause de problèmes de vue ou comme fond sonore (comme un podcast par exemple) pendant qu’ils font autre chose.
Conclusion
En conclusion, les résultats de notre enquête nous ont apporté énormément de connaissances, autant sur le plan des différences que des similarités. Le public principal de notre enquête a été les femmes lisant des romans et ayant eu un très bon premier rapport à la lecture. Ceci n'est pas anodin, il reflète un fait de société tout comme le fait que les femme lisent plus de romance et les hommes plus de science fiction. De même, n'est pas un hasard le très bon ressenti du premier rapport de la part des lecteurs qui pratiques toujours aujourd'hui, le fait que les écrits religieux soient les moins aimés ou encore le fait que les livres papier restent majoritaires pour pratiquer la lecture. Tout ceci résulte d'un processus complexe dans lequel l'habitus de Pierre Bourdieu tient un rôle important. Un des principaux biais de notre enquête a été le fait qu'on a principalement eu des personnes jeunes en tant que répondant, du fait que la principale source de réponses venait de diffusions sur les réseaux sociaux. Un autre biais est l'écrasante majorité de personnes françaises, ce qui fait de cette enquête, une enquête sur les pratiques de lecture en 2026 des français. Dans notre introduction nous avons émis plusieurs hypothèses, certaines n'ont pas pu être vérifier comme le fait que les retraités lisent plus. Nous n'avons que 8 enquêter retraités, ce qui n'est pas assez pour pouvoir affirmer ou infirmer cette hypothèse. Pour ce qui est des 20-35 ans lisent plus sur des écrans, nous avons décider de faire une classe d'âge 12-25 ans et 26-40 ans, donc notre hypothèse est segmenté entre ces classe d'âge. Ainsi, on peut seulement dire que les 12-25 ans lisent en effet plus sur les écrans que les autres, cependant ils lisent tout de même plus sur papier que sur écran.
Nos deux autres hypothèses étaient que les romans policier et les livres historique sont plus lu par les classes populaire et moyenne basse ; et que les liseuses sont plus utiliser par les classes moyenne supérieur et supérieur. Pour ces deux hypothèses il auraient fallu déterminer pour chaque enquêter, avec approximation, sa classe social dans la société, cet exercice aurait pris beaucoup de temps et de difficultés pour déterminer pour chaque personne sa classe. Donc nous n'avons pas pu analyser les données en rapport avec une classe social. Pour approfondir le sujet des pratiques de lecture, il serait très intéressant d'aller pratiquer ce genre d'enquête dans des pays étrangers.